Inachevé ..., retrouvé sur mon disque dur, bref, pas si mal, s'il serait finis.
Prologue
- Aena ! Vient ici m'aider au lieu de traîner avec George ! Gronda la mère de la petite fille.
- Mais maman ! répliqua la fillette aux longs cheveux châtains clair, Je veux encore un peu jouer ...
Aena n'eut pas le temps de finir sa phrase que sa mère, une imposante femme d'une trentaine d'année venait de l'empoigner et de la traîner jusque dans la cuisine d'une petite maison en chaume.
- Quand je te dit de venir, tu vient ! dit froidement la mère.
La petite Aena, déjà grande pour ces 10ans et qui promettait d'avoir un caractère aussi dur que celui de sa mère poussa un grognement sourd.
- Prends le tabouret de ton père, tu sais le vieux de la chambre et tu vas me chercher les vêtements secs qui ont finis de sécher et tu te dépêches ! répondit la mère a sa fille, toujours aussi froidement
- Après, tu m'aideras à préparer le dîner du soir ! Ton père n'est pas heureux de ne rien trouver sur la table en revenant des bois et tu le sais très bien !
- Oui maman, mais, papa pourrait ce faire lui-même à manger, ce n'est pas compliquer !
La jeune fille avait à peine finis de dire cette phrase que sa mère venait de lui donner une gifle. Aena ne dit rien, elle n'avait pas mal, elle n'était pas très sensible à la douleur, mais, elle faisait semblant d'avoir mal ... comme pour conserver le mythe.
- Je t'ai déjà expliquer que les femmes devaient faire à manger aux hommes et pas le contraire !
Elle était habituée à ce train de vie lassant, chaque soir, son père bûcheron revenait du bois avec quelques maigres bûches et se mettait à table, sans aucun mot, juste en les regardant, avec une mine de mendiant. Sa famille était simplement pauvre, de pauvres paysans par mis tant d'autres, pouvant s'effondrer à la moindre famine, comme des fétus de paille.
La fillette se dépêcha de finir toutes ses corvées et d'aider à préparer le dîner frugal du soir, une assiettée de soupe avec un morceau de pain.
Maintenant que la soupe cuisait et que sa mère s'était enfin endormit sur le seul meuble de la pièce, une chaise en bois, Aena s'introduisit, sans aucun bruit dans l'appentis de la maison, un lieu qui servait également de réserve, comme un grenier, même s'il ne contenait que de la paille. La fillette adorait se cacher dedans et jouer avec George, le petit voisin ; elle adorait jouer à cache-cache avec lui, et lui faisait souvent peur en surgissant de la paille en criant. Le garçon s'enfuyait alors de l'appentis et la petite fille riait en le traitant de lopette et de lâche. Mais ce jour la, elle n'avait pas envie d'appeler George ou un autre voisin, elle se coucha dans la paille en réfléchissant à des questions trop compliqué pour son âge comme :
Pourquoi les femmes doivent t'elles se pliées aux hommes, à leurs moindres faveurs et exigences ! Pourquoi doivent t'elles rester à la maison et préparer le dîner ? Pourquoi devaient t'elles s'assurer d'avoir des enfants et à ce que la maison soit propre ? Pourquoi on ne pourrait pas être indépendante ?! Moi, je le serais !
La petite fille ne trouva aucune réponse à ses questions philosophique, un bruit de pas l'arracha de sa rêverie ...
Chapitre 1
Son père poussa la porte, il avait l'air anxieux ....
Il s'assit dans la paille à côté de sa fille, et il la regarda droit dans les yeux. Aena, le fixait, elle n'avait jamais vu son père faire un regard comme cela, un regard plein de peur, lui, si fort et courageux. A cet instant, elle aussi eut peur. Elle alla dans ses bras comme si cela allait pouvoir la protéger du danger se préparant.
- Aena, il faut que je te parle sérieusement, écoute ..... La petite fille acquiesça mais aucun mot ne franchi ses lèvres, elle avait un terrible sentiment ....
- Tu sais que notre pays est contrôlé par un roi ?
La petite fille le regarda et dit d'une vois morne ;
- Et Même que pour lui, la sécurité de Moona passe avant ses fêtes égocentrique et lui après tout, pourquoi ne défend il pas les frontières hein ? La jeune fille avait maintenant une voix remplit de colère et de charisme, elle respira et continua alors que son père la regardait bouche bé.
- Les Envahisseurs ont déjà prit la moitié du pays ! Et lui, qu'à t'il fait pour les arrêter, il n'as même pas préparer les armées ! Il ne lève même pas le petit doigt, des villages brûlés ! Des personnes tuées ! Et la famine partout ! Sans oublier que les taxes ne nous permettent plus de vivre, c'est lui qui s'enrichit sur ses taxes ! Et c'est nous qui mourrons !
La petite fille respira a fond, elle aurait pu continuer longtemps ... Son père s'adossa au mur, en la regardant comme si elle avait été une sorcière, après tous ? Les petites filles de 10ans, sont justes sensé savoir faire le ménage et à manger, comment connaissait-elle autant de chose ? Alors que lui-même ne connaissait pas la moitié de tous ce qu'elle venait de dire ...
Il la prit sur ses genoux, abandonnant l'air réconfortant et lui expliqua sérieusement
- Oui, mais, moi, je veut juste te parler des frontières, vois-tu ? Nous sommes prêts des frontières et ... Il s'arrêta, une petite larme coula le long de sa joue.
- Et il se peut qu'un jour ... on nous attaque ...
Le père se leva, en cachant ses larmes pour sortir de l'appentis la seule phrase qu'il dit en sortant fut ;
- Tu sais ce qu'il faudra faire dans ce cas-là !
La porte se referma brusquement et Aena se rassit dans la paille, d'habitude, cela aurait suffit à la réconforter mais là, elle ne savait plus où elle en était ! Sa famille et sa vie était menacée, elle avait entendue des histoires horribles sur ses peuples non humains qui habitaient les alentour et qui rêvait de la terre des humains ; Moona. Là ou il faisait bons et où les contraintes naturelles se faisaient rare ! Pas comme la terres des loups-garous, une terre remplie de montagne et faible en eau. Elle s'imagina face a un énorme loup-garou, une bête sanguinaire qui, d'un unique coup de patte pouvait la tuer, ensuite, elle vit, dans sa rêverie, un Vampire, grand homme aux yeux rouge sang et aux crocs démesurés. Elle n'en avait jamais vu et ne voulait jamais en voire...
C'est ainsi que son corps partit dans un cauchemar où Hommes se mêlent aux hordes démoniaques de monstres, elle se réveilla, un peu plus tard et courut vers sa maison, le dîner devait être prêts ...
Sa mère l'attendait, à table, le dîner commença dans une ambiance d'enterrement, Aena n'avait jamais vu ses parents dans un tel état ! Ils ne lui adressaient même plus la parole, comme si elle était devenus un de ses monstres ! Elle remarqua alors que sa mère avait les yeux beaucoup plus rouges qu'à l'ordinaire, et elle vit une bouteille de vin vide par terre, La dernière qu'il avait pu acheter, l'argent manquait et, il ne restait plus rien dans la maison, on avait tout vendu, sauf le cheval, un étalon de 9ans, amaigris, Il appartenait à la mère d'Aena, Celle-ci n'avait pas voulu le vendre, de toute manière, on ne lui vendrait pas l'herbe qu'il mangerait, elle serait invendable. La petite s'était toujours demandée comment elle pouvait l'avoir acquit ! Mais, personne ne lui avait répondu.
Les jours passèrent dans cette même ambiance morose et triste, il semblait que tout le village avait été touché par ce virus, que l'ont nomme peur. Les journées étaient rythmées toujours selon les tâches ménagères. Le matin, on allait chercher l'eau au puit, puis, on lavait la vaisselle du soir, puis, on préparait le café, d'une couleur aussi claire que de l'eau légèrement teintée. Ensuite, les hommes se levaient, mangeaient et partaient au travail et les femmes restaient en plan. Ensuite, on faisait le ménages, mêmes si la maison vétuste n'accueillait pas beaucoup de meubles ; le matin se terminait et les femmes ne mangeaient rien, sauf en cas exceptionnel comme une fêtes ou des champignons qui avaient poussés à l'ombre des sous-bois.
Pendant que les mères se reposaient en début d'après-midi, les enfants partaient joués dehors, c'est ainsi qu'Aena sortit, comme tous les jours retrouver George. Le petit garçon roux regardait avec délice un insecte dans son jardin et demanda à Aena avec une pointe d'excitation
- Tu crois qu'on pourrait manger cette sauterelle ?
- Moi aussi j'ai faim mais, c'est dangereux de ne pas manger quelque chose qu'on ne connaît pas ? dit Aena.
Le petit garçon attrapa la sauterelle qui gigota dans sa main. Il ouvrit la bouche mais un cri retentit dans sa maison.
- GEORGE, ques' tu fais encore ?
Le garçonnet courut à l'intérieur et laissa la sauterelle en plan :
- T'as eu chaud ma belle ! dit Aena à la sauterelle en repartant de son côté et en traînant dans la boue humide du village.
La petite marchait, son ventre criait famine, elle avait si faim, elle se retourna, la sauterelle avait déjà disparu quelque part dans l'herbe. Aena regretta soudain de ne pas l'avoir manger, juste pour calmer son mal de ventre. Elle réfléchit à ce que lui avait dit de faire sa mère ; elle devait faire semblant de mâcher quelque chose, mais cette fois, ça ne marcha pas, son ventre criait toujours plus fort.
Soudain, une odeur alléchante d'une soupe se fit sentir, tellement bonne. Son ventre fit un sursaut qui arracha un petit cri à la fillette.
- Il a encore réfléchi tout seul ... grogna t'elle
L'odeur venait de la maison de George, le veinard ! Quand sa mère faisait la soupe au père, en douce, elle donnait une cuillère à George. Aena n'avait pas cette chance, chez elle, il n'y avait déjà pas assez de soupe pour le père ... et vu que c'est lui qui travaillait. Mais hélas, le bois ne se vendait pas, les gens n'avaient plus l'argent pour se chauffer, ce n'était pas une priorité.